Lady Linn and Her Magnificent Seven nous vient de Belgique et pourtant à les écouter on aurait juré qu’ils venaient de l’Amérique, quelque part entre la Nouvelle Orléans et Nashville. La jeune chanteuse et ses sept musiciens nous concoctent des mélodies jazz et pop à la fois qui nous replongent au milieu du siècle dernier. Les paroles quant à elles débordent de modernité et ce savant mélange nous assure un swing pétillant et efficace. Avec un nouvel album intitulé No Goodbye At All, une chose est sûre, le phénomène Lady Linn n’est pas prêt de s’arrêter! Le premier single Cry Baby cartonne avec ses sonorités rétro, la bossa nova du titre Over nous enivre et Good Morning nous donne une furieuse envie de battre la mesure. A suivre de (très) près!
Paris @ Le Divan du monde le 17 janvier 2012
FM Belfast, quand l’Islande électrise les ondes!
Ils nous viennent d’Islande et se sont promis de nous sortir de la torpeur de l’hiver, voici les FM Belfast. Avec le succès de leur premier album How To Make Friends, les joyeux lurons ont décidé de rempiler avec un deuxième opus au titre prometteur Don’t Want To Sleep. Et ils ne nous ont pas menti! Leur electro-pop nous prend au corps en témoigne l’électrisant I Don’t Want To Go To Sleep Either. On se laisse emporter par le synthé de New Year pour un flash back au bon goût 80s. Enfin, on appréciera Vertigo et sa série de remix compilés sur un nouvel EP! Addictif!
Tom Fire, le bidouilleur de musique!
Son style me demanderez-vous? Ce serait presque une question piège! Armé de ses vieilles machines des 70s, il bidouille la musique, triture les sons, explore de nouvelles combinaisons… Tom Fire compose à l’ancienne et nous fait découvrir un nouveau son. Avec ou sans paroles, sa musique est une invitation au rêve, à l’évasion, quelque part entre le reggae de la Jamaïque, la chaleur du Brésil et un studio parisien. Pour son premier album intitulé The Revenge, il s’est entouré de nombreux artistes et c’est ainsi que l’on retrouve pas moins de cinq collaborations dont une très remarquée avec MC Solaar. Il en avait fait un EP, Brainwash secoue nos oreilles avec sa rythmique reggae et son synthé psychédélique. Haut en couleurs, le titre Mina De Niteroi nous fait voyager sur la voix pleine de soleil de la Brésilienne Flavia Coelho. Quant à Get Batized, il nous réveille avec son electro pop ultra-vitaminée. Un vrai coup de coeur!
Liz Green, odyssée en terre blues!
Originaire des îles britanniques, Liz Green nous embarque dans son univers imaginaire, intriguant et captivant à la fois. Quelques arpèges, des notes de piano et la soul du saxo, nous voilà partis pour un voyage entre le blues, le jazz et une douce folk, bercés par une voix unique. Son premier album O! Devotion sera disponible dès demain. On retrouvera dessus le fabuleux Midnight Blues et la guitare entêtante de Rag & Bone. Enfin, on se laissera entraîner aux rythmes des cuivres de Displacement Song, illustré par un clip en 2D absolument remarquable. A découvrir!
Meltones, le son pop-rock qui fait vibrer les internautes!
A quelques jours de leur passage à La Maroquinerie, c’est l’occasion de revenir sur le parcours du groupe Meltones. Des bancs du collège aux scènes de spectacle, les quatre garçons ont grandi ensemble et leur musique a gagné au fur et à mesure en maturité. Si les sonorités venues d’Outre-Manche les inspirent, c’est bien un vent californien qui souffle sur leur musique pour un mix détonnant! Une musique pêchue, des titres accrocheurs, des riffs tout azimut temporisés par un synthé, le concept emballe immédiatement. Produits par My Major Company, les internautes ne s’étaient pas trompés en misant sur un premier album intitulé Nearly Colored qui ne passe pas inaperçu. On ne se lasse pas de la britpop déglinguée de It’ll Be Just Fine, de l’insouciance de Don’t Stop Breathing ou encore de la ballade pop-rock de Dear Leader. Un vrai coup de coeur!
Meltones @ Paris – La Maroquinerie le 22 novembre 2011
Fangs, quand la new wave se la joue destroy
Avec leur maquillage glam-destroy et un goût avéré pour la provoc’, les quatre écossais de Fangs se font vite remarquer dans la scène underground de Glasgow. Leur musique? Une electro compulsive saturée de deadbeats sur fond de new wave. Le premier album intitulé Automatic Rocknroll vient de sortir et les dancefloors des milieux artys n’ont plus qu’à bien se tenir. Sicko et son electro sous tension ne manque pas de nous rappeler les synthés énervés de Kap Bambino tandis que Pussycat marque l’influence de Peaches. Quant au titre Hanging Around, il se plait dans un electro-rock percutant bercé par une chanteuse très lascive. A découvrir!
Birdy, une jeune artiste prend son envol!
A tout juste 15 ans, Birdy apparaît Outre-Manche comme la relève de la scène folk. Avec une mère pianiste et un oncle acteur, la jeune Anglaise baigne dès son plus jeune âge dans le milieu artistique. Tout va s’enchaîner très vite: à 6 ans, elle apprend le piano puis elle écrit ses premières compositions à 7 ans et intègre une école de musique. Mais c’est sa reprise du titre Skinny Love de Bon Iver qui la propulse sur le devant de la scène, en se plaçant directement en tête des charts en Grande Bretagne. Ses airs fragiles, sa musique, douce et poétique, sa voix cristalline conquièrent le coeur d’un public qui lui est déjà acquis. Avec son premier album éponyme dont la sortie est prévue le 7 novembre prochain, on se laissera bercer sur le touchant People Help The People ou encore le magnifique Shelter. Un talent rare!
Maverick Sabre, un MC qui rêvait de soul
Souvent associé à la scène hiphop – on notera ainsi sa collaboration avec Professor Green-, c’est sous des airs folk qu’il pourrait conquérir nos coeurs. A tout juste 21 ans, le jeune Maverick Sabre chante et enchante sous l’effet d’un timbre unique qui ne laisse personne indifférent. Mélancolique, authentique, à fleur de peau, c’est une touche irlandaise que l’on retrouve dans cette voix empreinte de soul. Quand il se met à reprendre les textes de Ray Charles ou encore Sam Cooke, son jeu à la guitare, sa capacité à s’approprier les chansons nous laissent tout simplement bouche bée. Si son premier album intitulé Lonely Are The Brave ne sortira qu’en janvier prochain, on peut d’ores et déjà découvrir ses racines RnB sur le titre Let Me Go, ses influences jazz dans I Can Never Be, son âme soul dans l’écorché I Need, en acoustique s’il vous plait.
Veronica Falls, tout simplement (indie)spensable!
Avec la sortie de leur premier album, les Anglais de Veronica Falls frappent un grand coup dans le milieu alternatif. Ils ont d’abord joué la carte du teasing avec des singles dévoilés au compte-goutte et ça y est, désormais on le peut dire, le jeu en valait la chandelle! Sur leur album éponyme, on plonge dans un univers radicalement vintage. Avec Bad Feeling, les sons sixties prennent des airs de western en suivant le rythme d’une batterie déchaînée. Pour souffler un peu, on se laisse bercer par la pop swinguante de Stephen qui semble avoir été enveloppée d’un doux air de jeunesse et d’insouciance. Enfin, en guise de bouquet final, l’album s’achève sur le vibrant Come On Over et son riff absolument envoûtant, de quoi nous conquérir totalement. (Indie)spensable!
